|
L’açaï,
un fruit-miracle venu du Brésil
|
Louise
Lemieux
Le Soleil. Québec
18/09/07
- L’açaï
pousse au Brésil et ressemble au bleuet, sauf qu’il
est doté d’un noyau. Il contiendrait trois
fois plus d’antioxydants que notre petit fruit bleu,
son plus proche concurrent. Ce qui en fait un fruit intéressant,
prometteur même, selon la nutritionniste Hélène
Baribeau.
«
L’açaï, c’est un petit fruit prometteur,
on commence même à en mettre dans les céréales.
C’est le petit fruit in», dit Hélène
Baribeau, nutritionniste consultante chez Aliments de Santé
Laurier.
Mme
Baribeau appuie son jugement sur une étude effectuée
par une université brésilienne qui a comparé
la quantité d’antioxydants dans l’açaï
avec d’autres petits fruits. Une autre étude
publiée dans le Journal of Agricultural and Food
Chemistry a démontré qu’entre 56 et
86 % des cellules cancéreuses humaines cultivées
en boîtes de Petri avaient été détruites
grâce à l’açaï. Les antioxydants
— ou composés phytochimiques — ont en
effet la capacité de lutter contre les radicaux libres
de l’organisme, qui dégradent les parois des
cellules.
Le
fruit aurait aussi des effets vasodilatateurs suggérant
son efficacité pour le traitement des maladies cardiovasculaires,
selon la même étude. Il contiendrait également
des oméga-6 et 9, des protéines, des fibres,
des minéraux et des vitamines (A, B et E).
L’açaï
se vend en pulpe et congelé, ce qui permet de mieux
conserver ses propriétés. Il a été
mis sur le marché par deux compagnies québécoises,
Amazonia (6 $ pour quatre paquets de 100 grammes) et Nuselva
(deux paquets de 250 grammes d’açaï équitable
coûtent 11 $). On le trouve chez Aliments de Santé
Laurier, Le Crac, Ô Tournesol et Corneau Cantin.
Comment
le manger ? En smoothie, suggère Mme Baribeau, en
le mélangeant avec du lait de soya à la vanille,
par exemple, et en y ajoutant d’autres fruits, parce
que l’açaï n’est pas sucré.
Même
si l’açaï semble plus intéressant
que d’autres petits fruits exotiques comme le goji,
le mangoustier, le noni, qui ont eu leur heure de gloire
au fil des ans, Hélène Baribeau continue de
privilégier la canneberge et le bleuet, renommés
pour la quantité d’antioxydants qu’ils
contiennent et qui ont fait l’objet de nombreuses
études à l’Université Laval et
dans plusieurs universités américaines.
Le
bleuet (le sauvage est plus efficace que le cultivé)
aurait des vertus anticancérigènes, amélioreraient
l’équilibre, la coordination et la mémoire
à court terme selon une autre étude effectuée
sur les rats vieillissants et protégerait les cellules
du cerveau au moment d’un arrêt cardiaque.
La
canneberge, proche parente du bleuet, diminuerait les risques
de maladies cardiaques, préviendrait les ulcères
peptiques, la plaque dentaire, les infections urinaires.
«
Le bleuet et la canneberge, on en a sur notre territoire.
On peut les manger frais. Il n’y a rien de mieux.
Je ne suis pas convaincue que tous ces fruits venus d’ailleurs
nous apportent plus que les nôtres », affirme
la nutritionniste.
Pour
réduire les risques de cancer, rien de mieux qu’une
consommation abondante de fruits et de légumes selon
Hélène Baribeau, qui endosse les conclusions
du Dr Richard Béliveau (Les Aliments contre le cancer).
Alto
da página
|