Ariane
Moffatt vise droit au cœur
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31/08/06 - Montréal - Ariane Moffatt se produira
à Laval le 21 septembre, à la salle André-Mathieu.
Elle a hâte de rencontrer ses fans lavallois et de groover
avec eux. (Photo: courtoisie) Ariane Moffatt vise droit au cœur
La
chanteuse grunge-électro en version organique
La
chanteuse grunge-électro en version organique
L'artiste québécoise débute une nouvelle
tournée pour nous faire connaître son plus récent
opus sorti en 2005: Le cœur dans la tête. Elle visitera
la salle André-Mathieu le jeudi 21 septembre.
Ce
nouveau disque est un astucieux mélange de musique électronique
revêtue de couches organiques, ce qu'Ariane baptise son
«Rythm & grunge». De ce deuxième album,
on a pu souvent entendre à la radio les excellents Montréal
(avec son air reggae en format original) ainsi que Combustion
lente.
Fil d'Ariane
Nous
lui avons demandé en quoi les deux disques se distinguent.
«Les différences avec Aquanaute résident dans
l'habillage musical, les arrangements, les différents styles
fusionnés, de dire la jeune auteure-compositrice-interprète
de 27 ans et coréalisatrice de ses propres albums. Le premier
était plus aquatique, plus «flottant». Le nouveau
est plus «terre», plus organique. J'explore différents
endroits avec différentes équipes, mais le fil conducteur
entre les deux, c'est l'introspection.»
Quand
on écoute Aquanaute on ne peut effectivement que constater
ce côté très éthéré,
atmosphérique. Le cœur dans la tête nous semble
plus ancré dans le sol.
Improvisation
Interrogée au sujet de ses préférences dans
ce disque, la réponse est sans équivoque: «Pour
moi, toutes les chansons sont importantes, on ne peut enlever
un morceau, car tout se tient.»
Et
qu'aime-t-elle de la scène? «J'aime bien faire les
intros, les morceaux d'ouverture en spectacle, car on peut faire
de l'improvisation, revisiter les chansons. J'aime la liberté
que cela permet. Avec les musiciens, on «jam» en groupe
dans mon chalet et j'adore ça. Mais avant tout, j'aime
le contact avec mes fans et le trip d'être sur scène
avec le band», répond celle qui a étudié
le jazz.
La
musicienne rappelle que pour se permettre cette liberté,
il faut cependant une base solide, une très bonne maîtrise
de son art, sinon c'est le chaos qui peut s'installer.
Raison-Passion
Ariane Moffatt ne ressemble pas à ces artistes déchirés
qui vivent intensément mais avec complaisance leur art
et le mal de vivre.
«Le
cœur dans la tête, c'est la réconciliation de
la passion et de la raison, une quête d'équilibre,
décrit l'artiste. Le spectacle sera beaucoup axé
sur le deuxième album. Ce sera plus rock, plus groovy.
Je suis un peu excessive parfois, mais j'ai un côté
jovial. Je vais explorer, faire une fusion de styles qu'on n'est
pas «supposés» mettre ensemble.»
Il
n'y aura d'entracte qu'entre la première partie, assurée
par Monica Freire, et la seconde. Ariane nous fera vivre cette
deuxième partie comme un seul moment, composé de
ces petits traits de bonheur et tranches de vie que constitue
chacune des pièces de l'album. Et au sujet de ses inspirations?
«Ah! Les bonnes vieilles peines d'amour, ça fait
encore de bons albums», dit-elle en riant.
Bossa-novatrice
C'est donc la Montréalaise Monica Freire qui réchauffera
la salle avec ses rythmes latins. Artiste brésilienne issue
d’une nouvelle génération d’auteurs-compositeurs
d'avant-garde provenant du pays de la bossa-nova, Freire intègre
à sa musique chaude et envoûtante des éléments
pop et électroniques.
Elle
a récolté des critiques élogieuses au Brésil,
en Europe, dans toutes les Amériques ainsi qu'au Québec,
où elle a élu domicile désormais, pour notre
plus grand plaisir.
Dans
son dernier album, Bahiatronica, elle interprète entre
autres la très belle pièce de Moustaki et Jobim,
Les eaux de Mars, en français et en portugais-brésilien,
avec ce magnifique accent qui est le sien.
Jusqu'à
maintenant, l'album Le cœur dans la tête a reçu
un bel accueil du public et de la critique. Ariane Moffatt est
fière de son deuxième bébé: «Je
le recommande à ceux qui partent en voyage» et qui
rentrent à Montréal!
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